Dimitri Naïditch
Dimitri Naïditch est né en 1963 d'un père physicien et Académicien des Sciences et d’une mère, Nina, reconnue comme l’un des meilleurs professeurs de piano de l’ex-bloc soviétique pour les jeunes de 3 à 18 ans. Dès la petite enfance, il se produit dans diverses salles de concert de sa ville natale, Kiev. Dès l’âge de 17 ans, à la fin de ses études à l'Ecole Secondaire Spéciale de Musique pour les Enfants Doués de Kiev, il obtient le prestigieux Diplôme de Pianiste-Interprète. En 1988–89 il remporte le Concours National de Piano de Vilnius (Lituanie) et le Concours International de Kalis (Pologne). Puis en 1990, Dimitri Naïditch couronne brillamment ses études au Conservatoire Supérieur Tchaïkovski par 4 Premiers Prix : Interprétation, Musique de Chambre, Professorat et Accompagnement. Parallèlement, il se passionne pour le jazz et participe aux principaux festivals de jazz d'Europe de l'Est, de Suisse, d'Italie, avec ses compositions personnelles, qui constituent une relecture romantique et fulgurante du jazz contemporain, du folklore natal et de la musique classique. Dimitri Naïditch vit en France depuis 1991 où il poursuit ses activités de concertiste . De 1994 à 1998, il dirige un stage d'improvisation au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon et concrétise ainsi ses talents de pédagogue. Le regroupement de centres culturels lyonnais "Suivez le jazz" le désigne "Révélation de la saison 94-95". En 1996, il sort un album en solo :“De l’avis d’un clown”(chez IDA Records), et en 1999 il crée et devient le directeur artistique d’un festival de musique classique et de jazz : les Mélomanies d’Annonay où le décloisonnement et l’ouverture deviennent des axes centrales de sa programmation. Dans le cadre de ce festival, il réalise de nombreux projets innovants, notamment pour l’orchestre symphonique et piano, où il développe son idée de la co-existence entre l’écriture et l’improvisation ; il expérimente aussi des effets scéniques les plus surprenantes ! Dimitri Naïditch développe aussi une activité pédagogique autour de ce festival qui a pour but de faire découvrir et de mieux comprendre la musique classique et le jazz au plus grand nombre. En 2002, c’est la création à la Philharmonie de Kiev de Sympholies, de sa vaste fresque quasi-surréaliste pour piano et orchestre, composée et orchestrée par Dimitri Naïditch, mais incluant en première partie sa version du 3ème concerto pour piano de Rachmaninov. Ces dernières années, Dimitri Naïditch poursuit une activité de concerts de jazz et de la musique classique en France et à l’étranger. Il se produit en solo ou avec des orchestres symphoniques, avec l’ARFI(Marmite Infernale), en duo avec Didier Lockwood, Gilles Apap, Caroline Casadessus, Vladimir Chevel, il joue avec Richard Galliano (Piazzola Forever, quartet), Pierre Amoyal et Buffo - Howard Buten (“Le Violon et le Nez rouge”). Dimitri Naïditch publie son nouvel album de piano solo, « Cossia », consacré au jazz, en octobre 2005, sur le label Ames distribué par Harmonia Mundi. En 2005, il partage avec Caroline Casadessus et Didier Lockwood l’affiche du spectacle « Le Jazz et la Diva », un mois à la Pépinière Opéra, trois mois en fin d’année au Théâtre de la Gaîté-Montparnasse, deux mois au Théâtre Tristan Bernard, puis en tournée : au total plus de 200 spectacles… En 2006, Dimitri Naïditch obtient une nomination aux Victoires de la musique ainsi que le Molière du meilleur spectacle musical. En 2007, il participe à la création du spectacle «Davnina». Mettant en scène les chansons Ukrainiennes les plus archaïques, Dimitri Naiditch réalise le travail de composition et d’arrangement en apportant les couleurs de divers styles de jazz et de toutes musiques confondues. |